SOMMAIRE :

 

EDITORIAL

 

 

France

Non, la France n’est pas morte !

A ceux qui doutaient encore trouver nos élites au pays, ce numéro en est l’ostensible preuve. Ils vivent, eux aussi, de dithyrambiques aventures dans la jungle métropolitaine.

A l’heure où de jeunes mercenaires combattent les dragons de l’international sous les chants éblouissants d’irrésistibles sirènes, un petit noyau d’irréductibles gaulois(es) est entré en résistance pour faire vivre nos vraies valeurs et ramener au pays nos fiers guerriers quelque peu égarés...

Heureusement qu’il nous reste encore Lelouch, Tapie, Ophélie Winter et les CRS du Saint-Bernard pour exporter l’exception culturelle française au delà de nos frontières, et faire battre fièrement nos immaculées couleurs ...

Christophe

Plôme !

Le 28 juin dernier a eu lieu la remise des diplômes - Plômes ! - des ‘95 L et ‘95 court, c’est-à-dire des promotions mères du Concept. Cette circonstance n’a certes pas été développée en détails par Lagardère, Richard, Ségard & Co, dont les discours n’ont pourtant pas été des modèles de concision. Dans ces discours de nos glorieux ainés - t’as encore oublié tes pilules, pépé ! - il s’agissait, si j’ai bien compris, du devoir des diplômés - Plômés ! - d’assumer leur condition de futurs Eurotop-manager-du-futur-du-monde, surtout rapport à l’International, à la carrière et à l’ambition. Tout juste si on a droit à une petite bière de temps en temps - ou alors pendant un déjeuner d’affaires avec des chinois !

A propos de bière, il faut souligner l’intervention, au nom des élèves, du quatuor : Edouardo, Cantalou (rapport à la bière), Cécile et Marie (rapport aux gonzesses, c’est important aussi !). Leur discours à eux a été beaucoup plus concis : merci papa Ségard, merci maman Sylvia, sans qui rien de tout ceci n’aurait pu avoir lieu... Puis est venue l’heure des formalités administratives - prix Perronet, remise des doubles et simples diplômes - Plômes !. Il faut s’imaginer les pauvres Lagardère et Sardin : 183 serrages de main, assortis de la formule, si possible personnalisée, qui fera de ce jour le plus beau de sa vie pour l’heureux récipiendaire. Exemple : "Alors, heureux(se) ?".

Apres ces formalités, le moment fort - que dis-je - la raison d’être de la soirée, à savoir le "coquetèle"! Et enfin une mémorable mur... Nuit des Fanfares, une de plus, où on aurait vu des futurs Eurotop-managers-etc, se comporter d’une toute autre façon que les discours de l’amphi Caquot ne l’avaient prévu. Un certain nombre d’entre eux avaient même quitté leur costume / tailleur d’Eurotop-etc pour des tenues plus confortables, et plus colorées aussi.

Enfin, tout cette soirée, pour moi, c’était un peu une répétition. Alors, à l’année prochaine, à Marne, pour quelques diplômes- Plômes ! - de plus et encore une mémorable mur..., euh, Nuit des Fanfares.

Michel Lamon

 

 

 

Le prochain numéro de
La Revue Du Concept paraîtra en Février 1997. Vos articles sont attendus avec impatience à la rédaction :

Christophe Allaz

28, rue Duvivier

75.007 Paris

Tel : 45.56.13.11

 

L’Avenir du Concept

On m’a laissé la charge de vous refaire part des perspectives d’avenir de l’organisation de notre "mouvement de jeunes". Nous avons longuement et fructueusement (grâce à la superbe préparation du Sieur Monnet) parlé du projet de création d’une association ("Le Concept-Ponts...") pour faciliter l’organisation de nos promenades dans les prés verts à cueillir les fleurs de l’été, voyages au pays des rosbifs que nous avons honorés par deux fois déjà de notre présence, torches de vieux cons qui après avoir passé 4 ans à ne faire que ça ont quelques peu du mal à s’en débarasser, week-end découverte de tous les ragots nouveaux avec lesquels Jenny nous tient en haleine plusieurs heures durant, ... Cette association est morte-née !

Non, ne pleurez-pas, ça n’est pas si grave. Comme vous le savez, nous avons présenté ce projet à nos vieux amis Les Anciens qui ont réuni à ce sujet plusieurs conseils de sages. Moult discussions et "orages de cerveaux" ont abouti à la détection du danger que représentait "Le Concept" pour le monde : eux aussi sont convaincus de l’importance grandissante et d’autant plus inquiétante de ce mouvement !

Plus sérieusement, ils nous ont également prévenu de la lourdeur de gestion d’une association, alors que, sur les terrains où nous combattons, nous avons besoin d’une structure légère et mobile, prête à bondir et à libérer toute l’énergie de nos corps jeunes et fougueux.

Donc en conclusion et pour que tout le monde comprenne, le Concept ne sera pas une association à part entiere mais une section de l’association des Anciens : nous utiliserons donc une partie clairement identifiée du compte des Anciens. Pour revenir à nos discussions du monumental week-end du côté de Granville, il sera évidemment plus difficile de financer en sous-main le grand pôle immobilier qui devra concurrencer La Défense au début du troisième millénaire, tout comme de blanchir l’argent que nous apporte notre filière colombienne.

- Dernière Minute -

Je viens d’avoir le programme du tout aussi monumental week-end en Dordogne. Petite précision : le Concept acceptera même les gens qui n’ont rien à voir avec le Viet-Nãm.

- Message presque personnel -

Si après les Ponts, tous les ingenieurs diplômés maîtrisent parfaitement plusieurs langues étrangères, vous avez pu constater comme moi que, pour certains, le français tend encore queques pièges insurmontables. Quel échec pour cette Grande Ecole !

Les fautes qui pourraient apparaître dans cet article sont bien sûr apparues dans la phase de retranscription de l’original sur les ordinateurs de la rédaction.

Edouardo

 

 

Siège

 

Finies les semaines sans fin, les plages désertes, les pluies torrentielles, finies les sorties en brousse, les piqûres de moustiques, de fourrons... Depuis fin janvier, retour en contrée "civilisée".

Cela commence par un choc thermique violent, ou comment passer de 31°C au décollage à
- 1°C à l’atterrissage quelques heures plus tard. Puis il y a le lent réapprentissage de la conduite en ligne droite, avec observation des feux, marquages au sol et signalisations diverses remplaçant les "stop coutumiers" (il faut s’être fait arrêter par des militaires dont la solde n’a pas été versée depuis plusieurs mois pour "entrave à la circulation" sur une piste déserte ou pour "non respect du stop" qui n’existe pas mais qui est "coutumier", pour bien comprendre l’effort de réadaptation nécessaire...). La permission libérable est salutaire pour le CSNE fatigué !

Ensuite, il y a le dur retour à la réalité : au siège, on se coupe les cheveux plus d’une fois par an, le rasage hebdomadaire n’est pas bien vu et le tee-shirt / jean / basket plus ou moins prohibé... Et puis, le métro, le RER, le froid... au début cela fait du bien de les retrouver mais finalement, c’est mi-pénible. Alors... On repart ?

Non...(!).

Raphaël Dauphin

WE CONCEPT A JERSEY : VIVE LA PLUIE

 

 

Pour tous ceux qui n’ont pas pu venir au WE Concept (4ème du nom), voici un bref compte-rendu de ces 3 jours.

Samedi dès 14h, les premières voitures ont commencé à arriver au centre d’hébergement situé à côté de Granville et surtout à 500m d’une très grande plage. A 17h, tout le monde était enfin là : le soleil était présent, le pavillon d’hébergement tout à fait correct. Tout allait bien.

Les plus courageux (citons Marie, Manu, Marion, Colette et Bruno) n’ont pas hésité à partir faire une ballade à cheval en forêt, on a cru comprendre à leur retour que les chevaux avaient pas mal la pêche...

D’autres, tout aussi pleins de vigueur (parmi lesquels Patrick, Marie-Laure, Etienne, Jean-Baptiste, Frank, Olivier et Béatrice) sont partis à vélo découvrir une région, qui, si elle a le bon goût d’être verte est aussi très vallonnée.

Les derniers, enfin, sont partis avec ou sans frisbee sur la plage.

Une fois tout ce petit monde remis de ces émotions, nous sommes partis dîner : un menu gigantesque et pas mauvais du tout nous attendait. Pour ne pas vous faire saliver, nous resterons discrets sur les détails du repas.

De retour au centre vers 23h, après une virée rapide par la plage (il faisait quand même un peu frisquet), nous nous sommes retrouvés pour la traditionnelle soirée. Outre les bières et autres alcools habituels, Bruno nous avait préparé un ponch fort apprécié, tandis que Cantalou prenait les commandes de la sono ; et c’était parti pour une bonne partie de la nuit...

Le lendemain matin, il a fallu malgré tout se lever tôt pour aller prendre le bateau qui nous emmènerait à Jersey. Quelle ne fut pas notre déception de découvrir au matin que le soleil de la veille avait fait place à des nuages menaçants qui n’ont pas tardé à se transformer en pluie. Bref, nous avons découvert une île qui est certainement très agréable par beau temps, mais dont le charme humide reste un mystère !

Du moins la pluie a-t-elle permis à 2 compères* de découvrir les joies du thé avec des gâteaux anglais dans un tea-room tandis que la pluie tambourine sur les vitres.

La fin de l’après-midi sur l’île a été consacrée à l’analyse des pubs (il a néanmoins fallu attendre 17h, heure d’ouverture de ces endroits si pittoresques).

Après avoir mangé un morceau, nous avons alors repris le bateau pour rentrer et ça bougeait encore plus à l’aller qu’au retour. Quel WE marin...!

De retour au centre vers minuit, certains ont même trouvé la force de jouer aux cartes et puis hop dodo tout le monde.

Réveil le lendemain matin sous un ciel un peu blanc mais sans pluie, ce qui nous a permis d’apprécier une petite ballade le long de la plage.

Vers midi enfin, traditionnel apéro avant d’aller déjeuner. Le café a été l’occasion d’une grande discussion sur la création d’une assoce pour gérer le Concept et de la lecture d’une première version de statuts préparée avec soin par Manu. Mais ceci est un autre épisode.

Après nous être promis de nous retrouver à l’Ecole pour la remise des diplômes et surtout pour la Nuit des Fanfares, rendez-vous a été pris pour le prochain WE Concept le 1er novembre : bon courage à Cantalou.

Merci à tous ceux qui ont participé à ce WE et en souhaitant que l’on s’y retrouve toujours plus nombreux, à très bientôt.

 

Vive le Concept

 

Les organisateurs

 

* : Edouardo et Cantalou, bien sûr

 

 

 

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EXCUSES

 

La Rédaction tient à présenter toutes ses excuses à Nicolas Cayet pour son article qu’elle n’a pas publié. La Rédaction, réfugiée depuis au Nigéria accuse son bureau de Paris (Mme Lamon pour rester anonyme), qui lui-même accuse son bureau du Nigeria. Comme ces deux bureaux ne sont pas du tout têtus, il y a peu d’espoir...

Encore une fois, toutes mes confuses pour ce courier égaré...

Christophe

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LA Rubrique du Coeur

Il m’a suffit d’une remise des diplômes avec des discours un peu longuets pour que j’ai plein de choses à vous annoncer :

Au chapitre des mariages non encore annoncés dans cette vénérable revue :

Sandrine et Olivier, en Août

Xavier et Sandrine, en Septembre

Olivier et Delphine, en Octobre

Vous noterez qu’il est plus facile pour un garcon de se marier quand on s’appelle Olivier

Au chapitre des naissances :

Il est encore un peu tôt pour annoncer des naissances mais il paraît que quand on s’appelle Guillaume, la paternité n’est pas loin.

A tres bientôt donc,

Jenny

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Un Pont chez les Bidasses

Après 10 mois de service, je me décide enfin à prendre ma plume et à vous narrer ma découverte de cette grande institution française qu’est l’Armée et plus particulièrement l’Armée de Terre, dans laquelle s’effectue mon service depuis septembre 1995.

Tout a commencé en septembre dans les PPEOR (peloton préparatoire aux écoles d’officiers de réserves) qui remplace avantageusement la PMS car cela ne se passe pas pendant les vacances d’été et en plus, contrairement à la PMS, cela est decompté dans les dix mois de service.

Le 5 septembre, arrivée à Angers : passage chez le coiffeur pour une coupe finalement assez courte (1 mm), qui paraît-il est très agréable quand il faut courir avec un casque sur la tête (ce qui a été confirmé par la suite), puis perception du paquetage et passage à l’infirmerie. Trois jours plus tard, départ pour les camps d’entraînement de l’armée avec tente, FAMAS, grenade, casque, pelle et tout ce qui va bien. La guerre a duré environ un mois mais nous avons, grâce à un courage exemplaire, réussi à repousser l’ennemi imaginaire hors de nos frontières imaginaires.

Pour tous ceux qui doutent, je peux vous assurer que l’on garde un très bon souvenir de ces jeux militaires même si sur le moment on n’apprécie pas forcément de se lever le matin en short pour aller courir alors que le soleil n’est pas encore levé, ou de partir pour une marche avec sac-à-dos et FAMAS alors que cette fois-ci au contraire le soleil est couché depuis au moins trois heures.

Après ce premier mois plutôt guerrier, on est admis en EOR pour 2 mois, car j’ai choisi une filière de planqués : officier spécialiste F3 travaux du génie. Pour les autres c’est reparti pour 4 mois de guerre. Pour nous, les EOR se résument essentiellement à des cours en amphi et des visites de chantier. Les deux mois ont donc été assez tranquilles sauf les derniers quinze jours car notre formation se conclue sur un classement qui détermine notre affectation, sachant que le premier choisit ce qu’il veut et le dernier prend ce qui reste.

Me retrouvant vers le milieu du classement, j’ai eu la chance de pouvoir choisir cette merveilleuse ville de Châlons-en-Champagne (ex Châlons-sur-Marne) pour effectuer mes 7 derniers mois de service. En fait (mais je m’en doutais un peu), Châlons est une ville calme (voire très calme) avec plein, plein de militaires partout, partout. Quant à moi, je me retrouve comme prévu à l’Etablissement du Génie de Châlons, qui est à l’armée ce que la DDE est au département, c’est-à-dire maître d’ouvrage et maître d’œuvre de tous les chantiers militaires.

Depuis le mois de décembre, je passe mes journées (quand je ne joue pas à Civilisations ou à Lemmings) à faire des études de prix sur des projets allant du bâtiment corps de troupes à la déchetterie. A part ce travail arrassant, rien de bien intéressant à signaler.

Pour tous ceux que ça intéresse, voilà quelques expressions typiquement militaires : tout d’abord le truc QUI VA BIEN (expression qui doit être la plus employée et qui désigne le truc qui va bien pour faire la manipe qui va bien à l’endroit précis qui va bien), les TIG (travaux d’interêts généraux, en gros nettoyage des couloirs, douches et WC), l’ordinaire (self des MdR (Militaires du Rang)), MEF (fais gaffe), kéké (arbustes, touffes d’herbes, fougères, ronces, etc), shouffer (observer, surveiller), etc...

L’Aspirant BOULARD Cyril

Nom de code CANTALOU